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L’église St Félix

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C’est un édifice assez étrange, bien qu’indiscutablement médiéval. Il possède un chevet plat, à peu près carré, bâti en un bel appareil régulier, scandé de contreforts sans ressauts disposés aux angles et au milieu de chaque côté : le contrefort central placé au centre du mur oriental permet le percement d’une baie d’axe. Le sanctuaire est éclairé par deux ouvertures jumelles placées de part et d’autre. La nef de deux travées à peu près carrées elles aussi est légèrement plus large, bâtie en un appareil de plus grand module et pareillement scandée à l’extérieur des contreforts. Ceux- ci animés à mi-hauteur d’un larmier au profil caractéristique, accusent une datation du XIVème siècle. Tandis que le chevet doit être plus ancien : fin du XIIème siècle.

Le clocher est encore un édifice singulier, juché sur l’angle nord-ouest de l’édifice dont les parties basses mériteraient une analyse plus approfondie.

L’étage du clocher est un mur de plan carré, porté sur les côtés nord et ouest par des arcs brisés lancés entre les contreforts ou sur des encorbellements. Il possède encore des gargouilles, figures d’animaux fantastiques, mais son couronnement a dû être légèrement sur-chaussé plus tardivement et reçoit aujourd’hui un campanile en fer forgé assez grêle, portant le clocher des heures et une girouette.A l’intérieur, le chevet et la nef sont couverts de voûtes sur croisées d’ogives.

es ogives sont simples, du profil prismatique et les matériaux de voûtes sont assez hétérogènes ( tufs caverneux, moellons calcaires, pierres presque noires) ce qui paraît plutôt un indice de reconstruction début du XVIIème siècle.

Du côté où la naissance des voûtes s’appuie sur un surcroît du mur porté par deux arcades plaquées retombant sur des culots.

La nef est éclairée par quatre oculus agrandis ou même percés au XIXème siècle. Au XVIIème siècle on a doté l’édifice de quatre chapelles latérales peu profondes ouvrant dans la nef entre les contreforts.

Une tour du XIème siècle, détruite depuis peu, était édifiée à proximité de la façade nord de l’église.

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En savoir plus sur le Broum…

broum5Les premiers Pérétois vivaient, il y a cinq mille ans, dans le village de mineurs du broum!

Le village de la Capitelle du Broum est l’unique établissement métallurgique « industriel » d’Europe occidentale de cette époque associant étroitement les mines de cuivre et les activités métallurgiques.

Les travaux de terrain, protégés des intempéries par des structures fixes, porteront principalement sur l’étude d’un quartier de « fours » métallurgiques et leur inter-relation avec les constructions des murs successifs d’un habitat de type fontbouisse.

Elles donnent lieu à une information pédagogique concernant les techniques et les produits métallurgiques et à des visites des principaux sites miniers voisins qui confèrent une renommée internationale au district préhistorique Cabrières-Péret (3000-2400 av JC).

C’est après qu’un propriétaire privé ait décidé d’arracher une parcelle de vigne que des archéologues ont mené plusieurs campagnes de fouilles.

Les fouilles réalisées par Monsieur Paul AMBERT, directeur de recherches au Centre National de Recherches Scientifiques à Toulouse, ont donc permis de situer un village dont l’inexistence remontait au début du troisième millénaire.

Les travaux ont permis de révéler de nouveaux champs d’intervention, en même temps qu’ils ont apporté la confirmation de deux aspects essentiels :
la pratique à situer de la transformation du minerai de cuivre en cuivre métallique, prônée aussi bien par les structures foyers contenant du minerai concassé, que de l’existence de nombreux outils de métallurgistes (creusets, galets à capsules, …) l’existence de murs en pierres sèches à double parement, avec ou sans bourrage interne de blocaille correspondant avec certitude à l’existence de plusieurs cabanes. Les dernières qui sont liées à la métallurgie, ont été repérées à ce jour sur plus de trois cent mètres carrés.

Les fouilles récentes découvrent l’existence de fosses jusque là soustraites aux impacts de l’agriculture. La plus vaste est très incomplètement connue. Elle a une longueur de dix mètres et localement deux mètres de profondeur. Elle contient une séquence stratigraphique dilatée, faite d’une succession d’alternance liées de couches d’argiles rouges, globalement azoïque, et de niveaux caillouteux, correspondant à des niveaux où la céramique parait plus abondante que dans le reste du site.

Deux dates C14 ont été réalisées au sommet et à la base du remplissage. Celles-ci révèle que le fossé aurait été creusé au début de l’occupation humaine du site.

Le matériel de céramique est peu diversifié sur l’emprise de la fouille, au contraire du reste du matériel découvert en stratigraphie. On peut citer :
une flèche asymétrique qui s’accorde avec les dates les plus hautes, contemporains de la phase terminale du saintponien, un petit poignard. à rivets attribué à l’âge du bronze, une allène ronde, altérée dont la composition métallurgique renvoie au bronze moyen.

Il parait donc nécessaire de mener sur ce site une fouille intensive, la municipalité de PERET ayant fait l’acquisition du terrain en 2002.

L’étude des inter-relations entre les aires métallurgiques et l’architecture des cabanes à murs en pierres sèches pourraient démontrer leur contemporanéité. Ceci en ferait les cabanes à murs en pierres sèches les plus anciennes du Languedoc et les seules à pouvoir être attribuées au Néolithique récent.

Le site est ouvert au public chaque année (avec des visites commentées) lors des journées du patrimoine organisées par la communauté de communes du clermontais.
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Les faits marquants

La vie économique de Péret du moyen âge au XVIIIème siècle

La vie économique au Moyen-age est très différente de celle que nous connaissons aujourd’hui : en autarcie totale, le seul souci est de survivre et d’échapper aux famines ainsi qu’aux épidémies qui sévissent à ces époques. En ces siècles, la plaine au sud du village est en partie marécageuse : des prés et des pâturages, des joncs, beaucoup d’eau. L’activité agricole a lieu surtout sur la colline dominant Péret. L’olivier occupe une place importante.Il y a plusieurs troupeaux.

Au début du XVIIIème siècle on va voir se développer dans la région de l’industrie du drap grâce à l’action de Colbert, puis du Cardinal de Fleury, natif de Lodève. PÉRET par ordonnance de 1729 est rattaché à la manufacture de Villeneuvette en pleine expansion. Voici la diversité de l’activité économique et commerciale au XIXème siècle par l’intermédiaire de la liste des différents corps de métiers présents à Péret en 1867 (2nd empire) : notaire, armurier, bourrelier, cafés, commissionnaires, draps, eau de vie, épiciers, farines, huiles, pharmacien, roulage, vétérinaire, vin en gros.

Péret, terre de vignobles

Dans notre village, pendant des siècles, la vigne n’a été qu’une culture parmi les autres : l’olivier, les pâturages pour les troupeaux, les plaines en font un endroit de polyculture. Le peu de vin produit est simplement destiné à la consommation personnelle. C’est au XVIIIème siècle que se généralise cette culture. PÉRET se transforme alors en pays de monoculture. Au début de XIXème siècle la vigne est la principale source de revenu des Pérétois, principalement grâce au chemin de fer qui a permis le transport de marchandises. C’est le début de l’âge d’or de la vigne. Mais en 1875 tout le vignoble fut ravagé par le philoxéra, un insecte qui détruisait les racines de la vigne. Tout les moyens de luttes s’avèrent inefficaces. Ce fut pour le village une véritable catastrophe, des dizaines de Pérétois s’expatrièrent. En 1885 les plans dits américains, avec greffage, permet de se remettre à la culture de la vigne. Au XXème siècle, cette culture a connu la crise viticole (1906) , la première guerre mondiale (1914) mais se relève à chaque fois.

Puis cette culture se modernise. En 1929 apparaît la notion de degré; en 1932, la création de la coopérative de vinification (« se grouper pour mieux se défendre »); en 1950, le cheval à vapeur remplace le cheval à trait; en 1970, les tracteurs permettent de travailler des surfaces plus importantes.

Aujourd’hui, le vin doit être de qualité, ce n’est plus la quantité qui compte. Des nouveaux labels sont apparus (AOC Appellation d’Origine Contrôlée). La vigne est en perpétuelle évolution : la dernière en date est la machine à vendanger.

Les grands évènements de l’histoire nationale associée à Péret

Le village fut associé aux grands évènements de notre histoire nationale :
la croisade des Albigeois au XIIIème siècle

Les barons du nord sont descendus dans le Languedoc pour éradiquer la religion cathare. Il semble cependant que Péret n’a pas eu à souffrir directement de cette croisade, qui ravagea Béziers, Minerve, et ce malgré la présence d’un grand prédicateur cathare à Roujan, second de Guilhabert de Castres. la guerre de cent ans

Le village fut pillé par une bande de  » routiers  » qui avaient été chassé du royaume. Ceux-ci occupèrent le château de Cabrières. Le duc d’Anjou, gouverneur du Languedoc, installa ses troupes à Péret, celles ci avaient pour but de délivrer le château de Cabrières. Le moyen peu glorieux de se débarrasser de ces pillards fut d’acheter leur retraite.L’ÉVÈNEMENT DRAMATIQUE DU VILLAGE (1870)A la fin des années 1870, un meunier de la Dourbie avait innocemment coulé du plomb pour rendre plates de vieilles meules qui broyaient le grain ; insensiblement, de la poussière de plomb se mélangeait à la farine. Plusieurs dizaines de Pérétois décédèrent de cette intoxication (saturnisme).

Le spéléologue Pérétois Michel SIFFRE

Pour canaliser son énergie débordante, à l’âge de 10 ans, son père lui fait découvrir et explorer une grotte non loin du village (Roca Blanca) : la vocation de Michel est née. A 13 ans il est admis au club spéléologie de Nice, à 17 ans il fait plusieurs rapports à l’académie des sciences. A 21 ans il obtient une bourse par le jury de la Fondation de la vocation afin de monter un mission de spéléologie à Ceylan. A 23 ans, il entre dans l’histoire de la spéléologie dans le massif du Maguareïs en tentant sa première expérience de vie souterraine : 60 jours sous terres à une température inférieure à zéro, sans montre ni repères, confronté à sa seule horloge biologique. Il démontra le premier que la durée spontanée du rythme veille-sommeil humain était supérieure à 24 heures (24h30mn) et établit la nature endogène, profonde du rythme circadien de l’homme.

Il est le premier humain a avoir fait une expérience aussi longue sous terre. La NASA est très intéressé et se penche sur les résultats obtenus par Michel.

A 33 ans il part en Amérique pour un seconde épopée hors du temps, en restant isolé 200 jours dans une grotte du texas, cette fois avec des moyens beaucoup plus importants. Il fait progresser la science des rythmes biologiques, du temps psychologique, du sommeil et du rêve.
Quelques années passent, sa notoriété s’estompe un peu. Puis, en 2000, à l’âge de 61 ans, Michel eût l’idée de constater l’effet du vieillissement sur les ruptures biologiques humaines. Il passera 74 jours sous terre dans la grotte de Clamouse. L’évènement est très médiatisé.

PÉRET est fier que ce spéléologue soit du pays !

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Les Blasons

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Jusqu’au XIIIème siècle, on orthographie Péred avec un d; avec cette façon de l’écrire, Péred aurait une relation évidente avec « pierre ».

Dans ces temps anciens aucun blason n’est connu.
Après le XIIIème siècle, Péret prend l’orthographe qu’il a aujourd’hui. Si l’on se réfère à une histoire des environs de Montagnac écrite au XIXème siècle par un certain « Rey de la Croix », natif du chef lieu de canton, le nom de Péret proviendrait « d’un lieu où il y a beaucoup de poiriers ». C’est à cette époque que les trois poires apparaissent sur le blason du village.

Les trois poires se retrouvent à 3 endroits de la commune:

1- Les plus anciennes à Notre Dame des Buis. Elles étaient sur la maison
consulaire. Aujourd’hui elles sont bien conservées dans le mur de
soutènement du parvis de la chapelle sur l’ancien chemin de Cabrières.

2- Sur l’ancienne mairie de Péret (maison Clément Massal), sur la place
dans le Péret d’aujourd’hui.

3- Un particulier les a reproduites sur sa maison, rue Courteline.

En 1696, une série d’édits fut promulguée, imposant à toutes les communautés de faire enregistrer leurs blasons, moyennant bien entendu un droit de payer.

Les descriptions des différentes armoiries étaient consignées dans un registre
« l’armorial général de France », dit aussi « armorial d’Hozier ».

Si l’on compare les blasons des communes environnantes, l’on s’aperçoit que la description est identique, seules les couleurs changent.

Péret a un « pairle losangé d’argent et de gueules ».

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L’éléphant de Péret

elephantIl faut remonter 218 ans avant notre ère. Cette année là Hannibal a traversé l’Espagne, les Pyrénées et se dirige vers les Alpes avec son armée et ses célèbres éléphants. Il franchit l’Hérault à gué aux environs de Saint-Thibéry ou de Florensac car aucun pont n’existe à cette période. Ce sont les Romains qui construiront le pont de Saint-Thibéry deux siècles plus tard.

Donc il faut franchir le fleuve. Cela ne pose pas de problème aux éléphants adultes mais il y a aussi un jeune éléphanteau qui suit sa mère. Or, les jeunes éléphants ont beaucoup de difficultés pour franchir les cours d’eau. Le cornac ne se préoccupe pas de cet éléphanteau, qui ,de toute façon aurait certainement péri lors de la traversée des Alpes, et fait franchir l’Hérault à la mère.

La troupe poursuit sa route vers l’Italie laissant seul ce pauvre éléphanteau. Quelques jours passent et il décide de remonter le fleuve espérant trouver un passage. Et puis, à force d’errer et de se faire chasser, arrive, on ne sait comment, à PERED et n’en repart pas. Peut-être que nos ancêtres étaient moins vindicatifs envers lui que les habitants de la plaine.

Quelques mois passent durant lesquels chacun l’observe de loin jusqu’au jour ou un homme décide de tenter de l’apprivoiser. Il lui amène de la nourriture, l’approche de plus et plus et au fil des mois arrive à ses fins. Cet éléphant fera la fortune de cet homme car il va proposer ses services aux alentours dès qu’il faut déplacer de lourdes charges.

Au fil des ans il est appelé de plus en plus et de plus en plus loin et dans toute la contrée on parle de l’éléphant de PERED. Les siècles ont passés, l’éléphant est mort, PERED est devenu PERET mais on en parle encore.

Quant aux Pérétois si les plus anciens n’ont jamais vu l’éléphant, beaucoup se rappellent que dans le hall d’entrée de la maison de Mademoiselle REY DE LA CROIX (à coté du commerce VALERO) trônaient deux défenses d’éléphant. Il parait que c’était celles de l’éléphant de PERET. Mais …..Nul n’a jamais pu l’affirmer.

Peut-être un jour à l’occasion de festivités verront nous défiler avec le chameau de Béziers, le bœuf de Mèze, le loup de Loupian, et autre animaux totémiques de la région l’éléphant de Péret.

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